Vous avez entendu parler des « BRIC », ce terme inventé en 2001 par Jim O’Neill, économiste à la Goldman Sachs ?
BRIC pour Brésil, Russie, Inde et Chine, ces pays émergents et en fort développement qui devaient tous faire vivre nos entreprises durant les 50 prochaines années en investissant dans leurs industries… et redistribuer le travail chez nous par la même occasion en raison des délocalisations…
Toutes les données étaient calculées sur la puissance démographique, l’Inde et la Chine représentant à elles deux plus de deux milliards d’habitants !
Quant aux deux autres pays, la Russie et le Brésil, c’est pour leur superficie et leur capacité à fournir des matières premières qu’ils étaient cités.
Et bien gros coup de frein sur la production de certains de ces pays…
Comment est-ce possible ? Comment la Chine, ce pays où tout le monde investi pourrait moins produire sur les années à venir ?
Mais c’est la crise « m’sieurs-dames », européenne surement, mondiale….pas si loin. Et nous n’avons rien vu, tous les pays européens sont endettés bien au-delà de leurs capacités à rembourser leurs dettes et sont sous perfusion des banques et autres organisations qui essayent de minimiser (ou plutôt de repousser) l’échéance du crash.
Le temps est à la réduction de la consommation et donc de la production !
Alors, quelle influence sur les pays émergents ? Et bien nous ne consommons plus suffisamment et donc nous n’importons plus assez, ni nous n’exportons d’ailleurs…
Voyez la croissance de la Chine plafonnant à 7,5% alors qu’elle était à deux chiffres depuis des années (bon d’accord, 7,5% tout de même, mais c’est insuffisant pour ce pays !).
La Russie et la Chine vont voir leur main d’œuvre se stabiliser rapidement en raison des régimes autoritaires de leur gouvernement respectif empêchant une réaction adaptée à ce genre de situation. Au contraire, d’autres pays vont la voir progresser rapidement à court terme. C’est le cas du Brésil et de l’Inde, deux des BRIC, mais pas seulement…
De nouvelles perspectives, de nouveaux arrivants.
Les « TIMBI », pour Turquie, Inde, Mexique, Brésil et Indonésie seraient, selon le très respecté chercheur Jack A. Goldstone, les pays à surveiller pour leur développement futur. Nous retrouvons ainsi le Brésil et l’Inde, mais également la Turquie, plus présente ici pour des raisons géopolitiques et géostratégiques.
De quoi bien réfléchir ou placer ses investissements pour l’entreprise 2020 !
L’équation se complique, les modèles changent très vite et si la folie du gain rapide s’est tournée vers la Chine comme un effet de mode, est-ce toujours le bon modèle ?
Et si les places libres devaient s’occuper maintenant, investir au Mexique, en Indonésie ou en Turquie serait peut-être une alternative intéressante… En tous les cas, deux pays restent stables dans les prévisions, le Brésil et l’Inde et ces pays ne sont pas à négliger.
YG
